deNaud
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J’étais impatient de tester le Nord Electro 7 car je suis un grand fan du Nord Stage 3. Je le possède et c’est pour moi un des meilleurs pianos de scène du marché. Il m’a rendu totalement fan de la philosophie Nord: absolument jamais de bugs, un poids contenu, une finition et des sons en béton ainsi qu’une ergonomie souvent basée autour du « 1 bouton = 1 fonctionnalité » qui permet de toujours aller vite.

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Étant données les améliorations apparues sur l’Electro 7, petit frère « entrée de gamme » du Nord Stage 4, j’étais donc curieux de le tester pour voir si le gap se resserrait entre les gammes, au-delà des évolutions logiques par rapport à l’Electro 6D, sorti en 2018. Je vois en partie le test de l’Electro 7 comme un préambule au test du Nord Stage 4, que j’ai également hâte de te présenter sur gearnews.fr

Je suis aussi curieux de voir comment le 7 61 se positionne dans un créneau des pianos de scène 61 touches plus compétitif qu’il y a 8 ans. Alors que les prix baissent et que les listes de fonctionnalités se gonflent, Nord semble poursuivre dans sa voie d’excellence et de parti pris ergonomiques. Pari gagnant?

Trois modèles disponibles pour l’Electro 7

Mise à jour après de longues années en génération 6, la gamme Electro arrive en version 7 via trois modèles:

  • le 61 touches waterfall (toucher synth semi-lesté de qualité) et sans pitch wheel ni mod wheel. Il pèse 8,3kg.
  • le 73 touches waterfall avec mod et pitch wheels, il pèse 9,5kg.
  • le 73 HP avec des touches au toucher lourd faites par Kawai (Miam!), il comprend une mod et une pitch wheels. Il pèse 13kg.

Ces modèles ont été annoncés au NAMM 2026 à Los Angeles. Il promettent en gros un meilleur moteur d’orgues, un tout nouveau moteur Analog/FM pour la partie synthèse, des capacités étendues côté FX ainsi qu’un nouvel écran couleur.

Ce que je note d’emblée, c’est que tous les produits Nord prennent de l’embonpoint, côté poids… et prix! Comme la génération 4 des Stage, la génération 7 des Electro est plus lourde que l’ancienne. On le comprend car le feature set s’étend mais c’est quand même réellement dommage, car un des points de fort des claviers Nord est leur légèreté… et cette dernière estun peu moins évidente sur les nouveaux produits. Bon, ça va me muscler le dos, au moins!

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Côté prix, la gamme Electro commence à déjà 2199€ et termine à presque 3000€ chez Thomann. À ce tarif, les exigences seront d’un niveau assez élevé! Mais ne boudons pas notre plaisir. Dcouvrons ce que l’Electro 7 61, le modèle que j’ai reçu de notre partenaire Algam, a à offrir.

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Clavia Nord Electro 7 61
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Clavia Nord Electro 7 73
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Clavia Nord Electro 7 HP
Clavia Nord Electro 7 HP Pas encore d’évaluation client disponible

Une finition et ergonomie impeccable: du grand Nord!

Beaucoup de boutons = compliqué? Non, c’est l’inverse!

La base de l’ergonomie Nord, c’est « un bouton = fonctionnalité », souvent complétée par une fonction secondaire activée via la touche Shift Tu peux souvent deviner toi-même cette seconde fonction ou simplement la voir écrite en sous-main du bouton. C’est le gros point fort de la marque: comme tu ne passes pas ton temps à chercher les fonctionnalités et tu as très peu de navigation dans les menus, tu peux aller très vite en répétition ou sur scène en limitant les risques d’erreur.

Concrètement, tu peux faire du sound design à la volée très rapidement et faire des présets complexes en quelques secondes (ou minutes), en activant les trois couches indépendantes du Nord Electro (Orgue, Piano et Synthé), qui peuvent être superposées ou splittées. Un panel d’effets et un rotary speaker (à la Leslie) viennent compléter le tableau.

Tous ces boutons peuvent faire peur au départ, mais si les pianos rouges suédois sont sur quasiment toutes les scènes du monde, c’est bien parce qu’ils sont faciles à utiliser et fiables. J’ai pris en main le Nord Stage 3 quasiment sans manuel à l’époque et il en va de même pour ce Nord Electro 7. Il est bien étudié, ergonomique et présentera une courbe d’apprentissage douce tout en permettant des tâches avancées.

Une finition au top, rien ne dépasse

Je vais passer rapidement sur cette partie car c’est du Nord: tout est absolument parfait et ne bouge pas dans le temps. Les produits Nord sont chers à l’achat, c’est un fait. Mais les acheter est aussi une assurance zéro bug et zéro défaut, que peu de marques peuvent se targuer d’offrir.

En plusieurs années d’utilisation intensive, je n’ai eu absolument aucun problème avec mon Nord Stage 3. Et ce Nord Electro 7 semble être fait du même « bois ». Malgré toutes les situations dans lesquelles je l’ai mis durant ces trois semaines de test, il a été d’une fiabilité exemplaire.

Côté qualité de fabrication, les touches sont parfaitement alignées et offrent un bon ressenti, le châssis est parfaitement usiné, la connectique solidement visée et l’écran bien net. Les menus répondent bien et on navigue en deux-deux grâce à la sérigraphie précise présente sous tous les boutons, dont la course est parfaitement équilibrée. Un sans faute.

Un autre avantage des Nord est la faible décote de leur prix d’achat en revente. Ils perdent généralement peu de valeur sur le marché de l’occasion. Donc, même au cas où l’idée folle et saugrenue de vendre ce magnifique clavier te viendrait en tête, tu trouverais rapidement preneur·se et à bon prix. Quelle meilleure preuve de la qualité d’un clavier?

Par contre, on ne dirait pas non à un modèle plus sobre un jour. J’adore le rouge mais je connais plusieurs musicien·nes qui se sont faits voler leur Nord: la robe vermillon du piano semble donc attirer l’attention. Mais si le noir est trop triste… faites-nous une édition spéciale violette pour gearnews.fr!

Une connectique classique et efficace

Continuons notre tour d’horizon du Nord Electro 7 61. La connectique rappelle les autres produits de la marque. Elle est complète et efficace. De gauche à droite, cela donne:

  • Une prise mini jack Monitor IN pour brancher un métronome, téléphone ou n’importe quel appareil émettant du son en jack 3.5.
  • Une prise jack 6.35 stéréo pour casque. L’avoir à l’avant du clavier aurait été une jolie addition.
  • Une sortie L/R Stereo: une sortie mono ainsi qu’une sortie dédiée par moteur aurait été appréciable. Mais tu peux activer le mono dans les menus, pas de problème.
  • Une entrée pour pédale d’expression, qui possède ses propres paramètres dans le menu dédiée.
  • Deux prises MIDI IN et OUT en 5-DIN. Pas de MIDI THRU au programme.
  • Une entrée pour pédale de sustain.
  • Une prise USB-B: on aimerait bien aimé une prise USB-C, nous sommes quand même en 2026
  • Une prise pour un footswitch ou une pédale pour contrôler le rotary speaker de l’orgue
  • Une prise alimentation

Le packaging est un peu radin à ce prix là: pas de câble USB, pas de notice, ni de QuickStart guide, juste une simple housse en carton, l’alimentation et une planche de stickers Nord. Sûrement le minimalisme suédois: on mise tout sur le produit lui-même. Mais quand-même, à ce prix-là, c’est un peu limite.

Un toucher au top pour du semi-lesté mais sans aftertouch

Le toucher du 61 touches est un toucher plastique semi-lesté: il ne conviendra sûrement pas aux pianistes puristes où aux joueur·ses exigeants de jazz et de classique… mais là n’est pas le propos, ce n’est de toute façon pas un toucher lourd 88 touches.

Le toucher waterfall de l’Electro 7 présente un très bel équilibre pour la plupart des musiques actuelles: il offre un bon rebond et une bonne réactivité. Il est également assez dynamique et nuancé, ce qui le rendra performant même pour des morceaux dynamiques ou nuancé. Une référence en la matière, pour moi.

En résumé, le toucher du 61 est « ok » pour du jeu de piano pop et absolument parfait pour de l’orgue ou du synthé. C’est ce toucher qui permet également de garder l’Electro 61 sous la barre des 10kg.

Par contre à 2199€ chez Thomann, le manque d’aftertouch (surtout cumulé avec l’absence de pitch et mod wheel) est plus difficilement pardonnable. Cette technologie rajoute énormément d’expressivité au jeu en live, même si l’aftertouch est monophonique. C’est donc dommage que l’Electro 7 n’intègre pas cette technologie, vu la qualité de son toucher de base et la beauté des sons qu’il embarque.

Le Nord Sound Manager, un librarian dans la moyenne et sans extra.

L’Electro 7 met également à disposition le Nord Sound Manager: un logiciel compagnon qui permet de renommer (c’est parfois plus facile au clavier que sur la machine) d’organiser et de sauvegarder ses présets, mais aussi d’en faire une copie et de les transférer vers une autre machine.

Le Sound Manager fonctionne parfaitement, est plus agréable à parcourir depuis sa récente refonte graphique et se prend en main très rapidement.

Avoir une version plugin du Nord Electro ou un son via USB aurait aussi été très agréable pour éditer ses présets sur ordinateur ou enregistrer sans interface audio. Mais encore une fois, Nord semble s’en tenir aux classiques et ne pas s’aventurer sur des features plus modernes adoptées par la concurrence.

La transition fluide: la killer feature qui me retient chez Nord depuis 5 ans

Je garde le meilleur pour la fin. Les habitué·es du rouge Stockholm me comprendront, mais si tu ne connais pas cette fonctionnalité, elle risque de te changer la vie. Lorsque tu changes de présets sur les instruments Nord (en tournant un knob de sélection, en utilisant les boutons dédiés ou en utilisant la fonctionnalité via un footswitch), le préset précédemment joué ne se coupe pas brutalement.

En effet, la queue du son finit de mourir musicalement alors que tu joues déjà le nouveau préset. En combinant cela à une utilisation intelligente de la pédale de sustain, tu obtiens des transitions toujours musicales et une réactivité (zéro latence) dans le changement de son dont aucune marque ne peut se targuer.

Un son royal qui met tout le monde d’accord

Je vais également passer rapidement sur cette partie, tant Nord sont renommés pour la qualité de leur sound design, la qualité d’échantillonnage de leurs présets. Au-delà des mots, je te recommande de tout simplement écouter au casque quelques démos dans la vidéo ci-dessous.

Tu comprendras vite ce que je veux te dire. Orgues sublimes avec le nouveau moteur version 3, synthés analo et FM, pianos (électriques, acoustiques, digitaux, clavinets… tout y est), moteur de samples dédiés avec des banques en partie faites par Spitfire Audio (les leaders de l’échantillonnage orchestral): il est très dur de critiquer les sons du Nord Electro 7. Ça sonne toujours pro, peu importe le style.

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Plus d’informations

Au-delà de la qualité de son, ce qui fait plaisir avec Nord, c’est l’éclectisme et l’efficacité de leurs présets. Les nombreux présets d’usine parcourent de nombreuses décennies et t’offrent une masterclass de sound design: couches superposées, splits main gauche et droite, réinterprétations modernes de présets classiques, tout y est et de nombreux styles de musique sont couverts.

Par contre, petit message à toutes les marques de pianos de scène: malgré le prix, vos instruments sont aussi utilisés par des jeunes de moins de 50 ans, n’oubliez donc pas de prendre en compte les styles musicaux récents (hyper pop, pop urbaine, jersey, alternative,…). Même si l’Electro 7 fait office de bon élève, ça manque encore de sonorités actuelles entendues sur des albums électroniques récents.

De nouvelles fonctionnalités qui viennent titiller le Nord Stage 4?

L’écran couleur et les gros knobs rotatifs: changer l’ergonomie sans l’améliorer totalement

Bien mis en avant dans la communication de la marque, introducing the écran couleur, ladies and gentlemen. Présents dans de nombreuses industries depuis des années, les écrans couleurs arrivent timidement sur les instruments de musique.

Pour l’Electro 7, je dirais que cela change l’expérience et l’améliore parfois, mais sans la révolutionner. L’écran est une chose, mais ce qui compte surtout, c’est l’ergonomie et l’interface utilisateur. Ou, autrement dit « la manière dont les choses sont agencées sur ton écran ».

L’écran est plus grand que celui de mon Nord Stage 3 et je suppose que celui de l’Electro 6D. Il est réactif et offre un bon taux de contraste. Je n’ai pas réussi à le prendre en défaut même en dégainant mes lumières vidéo et en les pointant directement vers lui à forte puissance. L’écran reste lisible, avec un bon taux de rafraichissement et réagit bien aux reflets. Top!

Concrètement, il apporte surtout du confort pour la nouvelle partie synthé de l’Electro 7. On visualise mieux les enveloppes et l’édition des paramètres est plus aisée. Je vais peut-être être taquin, mais j’avoue avoir tenté de toucher l’écran à deux-trois reprises: on se serait presque pris à rêver d’un écran tactile, tant la qualité et la taille d’affichage s’y prêtent.

Petit mot sur l’ergonomie générale, qui m’a semblée légèrement moins limpide que sur les anciennes générations Nord. L’Electro 7 introduit des « gros knobs cliquables » pour la partie navigation et la partie synthèse. Ils permettent de changer la logique habituelle des instruments Nord et de naviguer d’un clic au sein de rubriques dédiées, essentiellement pour trouver des présets.

Ces knobs-là introduisent de nouvelles fonctionnalités secondaires utiles, mais m’ont aussi parfois perdu. Cela m’a fait penser au commentaire que j’avais fait sur la review du Numa X Piano GT 88 et du H90 d’Eventide: mélanger les logiques d’organisation complexifie souvent inutilement la navigation. Il vaut mieux se tenir à un système de boutons et de navigation.

Rien de bien grave, le Nord Electro 7 reste un modèle du genre en UI. Mais quand même, je pense que le Nord Stage 3 (et l’Electro 6D) restent des références intemporelles en ergonomie, huit à dix ans après leurs sorties respectives.

Synthèse étendue: un couteau-suisse très complet, qui sonne vraiment… mais manque un peu de modulation(s)!

Autre star de cette nouvelle mouture: l’Electro 7 accueille un moteur de synthèse dédié et non plus uniquement des samples. En plus des échantillons, l’Electro 7 permet aussi de faire de synthèse soustractive analogique et de la synthèse FM. Génial!

Nous sommes face à une section de synthèse « simplifiée » mais néanmoins bien plus riche que la concurrence, efficace et qui comprend les classiques du genre. Et ça tombe bien, dans un contexte de scène, c’est pile ce qu’on attend de l’Electro 7: il faut sculpter rapidement des sons qui auront une esthétique rapidement identifiable par le public et que l’on peut superposer avec d’autres (orgue ou piano).

Au menu de cette section synthèse:

  • une section sample, similaire à celle de l’Electro 6D
  • une nouvelle section analo…
  • …mais aussi une section FM!

On retrouve des réglages plutôt avancés pour un piano de scène. Nous ne sommes pas au niveau du Stage 4 (logique) mais l’Electro 7 met déjà un énorme fossé entre lui-même et les autres pianos de scène et l’Electro 6D lui-même. En général, la plupart des stage pianos proposent des sections de synthèse trop simplifiées, souvent samplées, avec des petits réglages d’enveloppe au maximum… Ici, on a un vraiment moteur à dispo, qui met à ta disposition:

  • Deux oscillateurs (tu peux choisir parmi six formes d’ondes (triangle, sine, square, deux pulse et les SuperSaw signatures de Nord, j’adore vraiment ces dernières.
    • Tu peux detuner (par centile) et ré-accorder (par demi-ton) les deux oscillateurs, ce qui donne une épaisseur immédiate à ton son
    • Comme d’habitude chez Nord, tu as aussi
  • Une ADSR classique pour le volume d’amplification du synthétiseur.
  • Une deuxième enveloppe utilisable en tant que modulation de filtre, via un sélecteur
  • La gestion des voix (mono, legato avec réglages fixes du portamento, unison, compression intégrée,…)
  • Un filtre passe-bas avec réglages de résonance et du drive. Pas d’autres types de filtre, c’est vraiment dommage.
  • Une partie navigation pour alterner entre moteurs de sample, analogique et FM (waveforms customs prises en charge)
  • Réponse du filtre en vélocité.
Une belle diversité de configurations d’oscillateurs pour un synthé de piano de scène…

Le synthé analo est polyvalent, sonne propre et est un plutôt personnalisable. Le seul manque, vu que c’est un synthé simplifié, se trouve pour moi du côté des modulations… on a une modulation d’enveloppe mais même pas un petit LFO pour donner de la vie à son son. Quel dommage, le synthé aurait été parfait avec cela.

…complétée par une édition simplifiée et fluide des paramètres, grâce à l’écran couleur de l’Electro 7.

Et la FM, alors?

J’étais déjà très content de voir une section de synthèse analo-soustractive dédiée dans l’Electro 7… mais je ne m’attendais pas du tout à avoir de la FM (frequency modulation), et qui plus est, de la FM si bien exécutée.

La FM, un type de synthèse complexe très bien amené par Nord

Si tu ne sais pas ce qu’est la FM, voici ce que te dit le manuel officiel de l’Electro 7.

« Le principe de base qui sous-tend la synthèse par modulation de fréquence (FM) est d’avoir un oscillateur (le modulateur) dont la sinusoïdale module la fréquence d’une autre sinusoïdale (la porteuse). La porteuse peut à son tour moduler la fréquence d’un autre oscillateur etc. La forme d’onde résultante est beaucoup plus riche en harmoniques que l’onde d’origine et des changements spectaculaire de timbre sont possibles en modifiant l’ampleur de la modulation. Traditionnellement, les oscillateurs de FM sont appelés opérateurs, et les catégories FM du Nord Electro 7 offrent des algorithmes à 2, 3 et 4 opérateurs.« 

Ouf, ça en fait des mots! En plus simple, tu définis un oscillateur de base de manière classique… à laquelle la FM te permet d’ajouter un à quatre autre oscillateurs (les modulateurs) pour venir altérer le timbre et la fréquence de l’oscillateur de base. Parfois audibles pour ajouter de la texture, ces opérateurs ne sont pas toujours entendus et peuvent simplement moduler la fréquence de base pour lui donner vie. Comme tu t’en doutes, la multiplicité des oscillateurs amène un avantage et un désavantage:

  • L’avantage, c’est que tu peux obtenir des sons très complexes et assez différents de ceux créés via synthèse analogique/soustractive.
  • Le désavantage, c’est que la création de tes présets peut devenir très vite complexe…

…mais ne t’inquiète pas trop, le vrai coup de génie de Nord pour cette partie FM inattendue et franchement réussie, a été de renommer et séparer l’oscillateur de base en Body et les modulateurs en Spectra, un ensemble plus facile à manier.

Le Nord Electro 7, une des meilleures façons de visualiser et apprendre la FM

Les différents panneaux sont bien présentés et faciles à comprendre, pour un type de synthèse normalement si alambiqué.

Quel plaisir de faire la FM sans s’arracher les cheveux. Le DX7 aurait du être comme ça.

En substance, tu peux choisir dix types très variés de configurations, où le Body et le Spectra sont totalement différents. Les possibilités de sound design sont très étendues.

Tu peux ensuite choisir la quantité globale de modulation FM appliquée par les opérateurs Spectra et Body via le knob FM Amount. Via les paramètres de Partiels, tu choisis la fréquence de chaque opérateur, qui n’est pas corrélée à la fréquence jouée et permet d’ajouter du bruit et de la texture au son. Faut que ça croustille!

Sur une troisième page, tu peux gérer le paramètre de feedback des harmonies, des enveloppes respectives pour le Body et le Spectra ainsi qu’un mix entre les deux paramètres.

Les pages 4 et 5 offrent elles deux enveloppes respectives pour la partie Body et Spectra. Sur la page 6, tu trouveras tout ce qui à trait au Keyboard Tracking. Cette technique permet e faire réagir tes modulateurs FM différemment selon que tu joues dans le grave ou l’aigu du piano, mais aussi la manière dont le son est relâché quand tu arrêtes de jouer (release). Très musical et encore une fois, très bien présenté via l’écran couleur.

Oui, la synthèse FM reste un sujet complexe, mais le Nord Electro 7 la rend quand même plutôt accessible grâce à une ergonomie impeccable. Une vraie surprise, surtout quand on sait que la synthèse n’est qu’une des multiples cordes à l’arc de l’Electro 7.

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Les organistes vont être content·es: un moteur Nord Organ 3 au sommet

Dans sa communication, Nord met vraiment en avant la partie orgues, qui utilise le nouveau moteur Nord Organ 3. N’étant pas un grand technicien de l’orgue, mais sachant quand même jouer de la tirette et en incluant des patches régulièrement dans mes sets… j’ai adoré la partie dédiée de ce Nord Electro 7.

Les sons sont excellents, couvrant les orgues traditionnels et les plus contemporains. Il y a six sont disponibles, pour lesquels on peut ajuster le Vibrato/Chorus (six variantes avec en bonus un Chorus profond) ou la qualité percussive du son (quatre réglages). Les tirettes se lisent bien (grâce à l’affichage LED), se manipulent bien et on entend très bien leur influence sur le son.

Après, en comparant avec mon Nord Stage 3, mon n’oreille n’était peut-être pas assez formée pour apprécier les nuances entre l’ancien et le nouveau moteur. Ça sonnait très bien avant, ça sonne très bien maintenant.

Cela donne un orgue extrêmement complet et versatile, qui sonne toujours riche et réaliste. Le rotary speaker à la Leslie vient compléter l’équation avec de nombreuses couleurs ajustable (vitesse, largeur stéréo, drive,…). À ce jour, le rotary speaker reste une de mes fonctionnalités préférées sur les Nord car, en matière de sound design, on peut faire beaucoup avec. En effet, il peut être affecté à la section synthé ou à la section piano… et là, on peut commencer à devenir très créatif·ve.

Autres points géniaux pour les organistes:

  • Le toucher du 61 est royal pour le jeu d’orgue, il est réactif, résiste « un peu mais pas trop » et s’accommodera des slides les plus excentriques.
  • L’Electro 7 61 propose deux présets pour les tirettes, afin de rappeler le réglage souhaité à n’importe quel moment. Très, très pratique pour ne rien laisser au hasard lorsqu’on change de section dans une chanson. D’autant que les LEDs aident énormément à la compréhension visuelle.
  • La fonctionnalité « Live », disponible originellement pour les présets, fonctionne aussi pour les tirettes. En enclenchant ce mode, tes modifications sur la partie « orgue » seront donc disponibles et enregistrées automatiquement quand tu changeras de présets, tant que tu resteras dans ce mode.

Panneau FX étendu qui ne change pas les habitudes

Les panneaux FX des Nord ont toujours été bien fournis et efficaces. Ça n’a jamais été les effets les plus typés mais franchement pour du live, ils fonctionnent parfaitement, sonnent très bien, offrent une palette de couleur très étendue et peuvent devenir très trippants voire adaptés à du sound design, quand on leur applique des réglages un peu extrêmes.

Je vais passer rapidement sur cette section car elle est très proche de ce à quoi Nord nous habitue depuis des années. Un peu trop même? Il y a quelques nouveautés mais dans une logique de gamme, on reste en terrain très connu:

  • deux sections Modulation avec des chorus, flanger, phaser, detune, tremolo, auto-pan, bah (mappable)…
  • une section EQ 3 bandes avec une bande médium paramétrable, cinq simulations d’ampli et un potard drive
  • un delay global (avec filtre, option de ping pong, auto sync midi, tap tempo…) pouvant avoir une couleur digitale ou analogique
  • une réverb globale (sans filtre mais avec deux présets d’EQ) avec cinq présets allant de l’intimiste au gargantuesque, en passant par la classique réverb à ressorts.

Néanmoins, on aimerait plus de flexibilité dans le routing des FXs. Pourquoi ne pas proposer des envois? Toujours avoir l’effet en insert est en effet assez limitant lorsqu’on veut conserver un son punchy et lisible. Avoir un peu de coupes possibles sur la réverb serait aussi une chouette addition et je dois avouer régulièrement pester contre l’assignation par couche des effets.

Cela fonctionne parfois, mais la plupart du temps j’aimerais juste avoir des amplis et modulations appliqués à l’ensemble de mon préset, pour unifier le son. Le rajout de l’option « Layer Send » est quant à lui bienvenu et permet de distribuer la réverbération à chaque couche séparément. Fort pratique pour avoir des présets plus propres et lisibles.

DynComp, fabuleuse option pour les chanteur·ses

Je vois les junkies de la technique me tomber dessus: non, je ne dis pas que la plage de nuance et de dynamique doit être réduite en live ou non maîtrisée par l’instrumentiste. Néanmoins, avoir un son un peu plus compressé et « dans ta face » peut bien fonctionner selon les contextes. Notamment en groupe ou lorsqu’on accompagne une voix.

Disponible pour la section et en plus de la compression globale de la section FX, la DynComp te propose de rehausser les notes peu sonores et de calmer les attaques plus franches pour égaliser ton son, tout en évitant d’écraser ou d’altérer le timbre. C’est en cela qu’elle se différencie d’un compresseur classique: son comportement est dynamique et à l’usage, je l’ai trouvé bien plus « vivant » qu’un compresseur classique.

On a le comportement nuancé d’un piano joué avec dynamique tout en conservant un volume stable en live, une vraie révolution! Et du coup… on a hâte d’avoir ce système disponible pour l’orgue et les synthés, voire même en FX global. Je comprends néanmoins le choix de Nord, car la dynamique d’un piano est particulièrement étendue.

J’ai trouvé que la feature marchait particulièrement bien avec les-piano, parfois difficiles à contrôler (surtout lorsque tu les faits passer dans un ampli).

Option MIDI avancées?

J’arrivais du Nord Stage 3 (cinquantième fois que je le dis, désolé…) donc mes attentes en matière d’options MIDI étaient assez hautes. Et bien, je dois avouer que l’Electro 7 s’en sort très, très bien, même s’il n’égale pas l’exhaustivité du flagship de la marque suédoise.

Au menu, quatre onglets à explorer:

  • System
    • Global pitch
    • Transpose
    • Luminosité de l’écran
    • Sortie mono ou stéréo (ce serait mieux d’avoir une sortie physique directement en mono sur L, non?)
  • Sound
    • Liste les packs de samples chargés (pratique!)
    • Program Level qui permet de gérer le volume global du préset et de chaque couche. Superbe feature pour avoir un son global équilibré.
    • Comportement du Rotary Speaker
    • Articulations du moteur d’orgue
    • Résonance des cordes
    • Bruit de la pédale de sustain (piano)
  • Midi
    • Assignation du canal MIDI
    • Activation des envois/réceptions de données (PC, CC, output velocity, et transpose: la liste est complète).
    • Pas d’EXT CONTROL comme sur les Nord Stage, mais vu la gamme et l’écart de prix, ça me semble normal. Et la version Aux KB permet quand même de connecter un autre clavier pour contrôler Le Nord Electro 7, mais pas l’inverse.
  • Pedal
    • Expression
    • Sustain
    • Rotary/footswitch pour changer les programmes
    • Mode Organize pour organiser ta liste de présets mais sans fonction Dupliquer? Fort étrange…

La liste est complète, je noterai juste l’absence surprenante de menu dédié au contrôle du pitch par pédale ou via contrôleur MIDI? Vu que le Nord Electro 7 61 n’a ni pitch wheel, ni mod wheel, il aurait fallu au moins pallier leur absence et intégrer des solutions tierces.

Des manquements très surprenants à ce prix-là

Ni modulation wheel, ni pitch wheel

Naud pas content, je dois le dire! On m’avait pourtant prévenu lors de l’envoi de l’unité… mais quand même: ni pitch wheel, ni modulation wheel sur un instrument de ce calibre et qui possède de superbes sons de synthés et en particulier de lead, c’est assez incompréhensible à ce prix-là. On veut une Rev2 pour transformer cet Electro 7 61 en classique!

Des solutions-béquille tentent d’exister pour contourner le problème. L’Electro 7 propose en effet un bouton Synth Vibrato sous le master. J’avoue que là, on est pas loin du troll, car il y a un petit espace juste à coté qui aurait été parfait pour une mod et pitch wheels, mêmes étroites.

Ce petit bouton difficile à manipuler en live ne propose en outre pas d’options (cf. photo ci-dessous) autres que l’ajustement du vibrato. Ni bend, ni modulation, ni possibilité de l’affecter à autre chose que le vibrato. Quel dommage!

On peut tenter d’improviser via l’utilisation d’une pédale d’expression que l’on mappe au pitch et/ou bien à une modulation ou d’une solution autonome en USB comme le MOD POD,… on peut toujours trouver une solution pour contourner. Mais à 2199€, je suis très déçu que Nord ne propose pas au moins une solution officielle pour acheter la modwheel et la pitchwheel en séparé. D’autant que des claviers bien moins onéreux, comme le Yamaha CK61, proposent la feature à un tiers du prix de l’Electro 7.

Autre manque déjà mentionné car assez dommageable à ce prix: pas d’aftertouch sur le Nord Electro 7 61. Je me doute que cette absence permet de segmenter les gammes mais tout de même! À ce prix et avec un synthé embarqué si bon… aïe.

Le bien regretté Song Mode n’est pas revenu avec l’Electro 7

À la sortie du Nord Stage 4 en 2023, je me rappelle qu’une vague de propriétaires du Nord Stage 3 s’étaient offusqué·es de la disparition du mode « Song » du clavier flagship. Ce mode fort pratique permettait (RIP) de faire ses petites playlists en liant jusqu’à 5 presets à chaque chanson et de changer très rapidement.

Je peux moins critiquer l’absence de ce mode sur l’Electro 7 car il n’était pas présent sur l’Electro 6D. Mais quand même, à ce prix-là, on aimerait pouvoir avoir accès rapidement à nos sons de scène. Le mode Live permet néanmoins de stocker 8 favoris dont les modifications sont enregistrées automatiquement tant que l’on reste dans ce mode.

Même si la navigation classique via préset et la facilité d’organisation (on peut bouger très facilement ses présets via le mode Organize) permettent de moins ressentir le manque d’un mode Song, on aimerait le voir revenir chez Nord.

Toujours des points de split fixes…

Oui, le Nord Electro 7 propose des points de split, ce qui est une très bonne chose! Créer un point de split, c’est simplement séparer deux couches d’instruments sur ton clavier, par exemple avoir un synthé basse jusqu’au Do 3 puis un son de Rhodes au dessus du Do 3.

Là ou l’Electro 7 frustre à nouveau un peu, c’est que sa manière de gérer lesdits points de split n’a pas évolué depuis quasiment dix ans et les anciennes générations de produits Nord:

  • On ne peut choisir que parmi huit points de split fixes, distribués sur les do et les fa de l’instrument… impossible de choisir d’autres notes! C’est vraiment dommage.
  • Malgré ses trois moteurs actionnables, l’Electro 7 ne propose que deux zones de split. Cela suffit dans la plupart des cas, mais vu le prix… on aurait apprécié trois zones de split.

Par contre, point positif, l’Electro 7 propose bien deux réglages de crossfade, qui permettent de lisser la disparition d’une couche lorsque tu te rapproches du point de split. Cela permet un rendu musical et bien moins brutal.

Une connectique USB-B et pas USB-C

Pas un gros défaut mais quand même, l’une des plaies d’être musicien·ne est de devoir jongler entre les différents types de câbles et de connectiques. L’USB-C étant plus ou moins apparu il y a dix ans dans le domaine de l’électronique grand public, on aurait donc aimé que Nord abandonne enfin l’USB-B et standardise l’USB-C sur ses machines.

Après, l’USB-B reste encore répandu et fonctionne bien, donc ce n’est pas dramatique.

L’autre point qui démontre un peu ce manque de modernité dans l’orientation de l’Electro 7 est l’absence d’audio via USB. Cette feature est à double tranchant, car une fois qu’on l’a testée sur un synthé… on ne peut plus s’en passer. On espère la voir arriver un jour chez Nord.

Une mémoire assez limitée (Samples: 512Mb, Pianos: 1Gb)

J’ai vu que la communauté jasait pas mal sur ce sujet, sur les forums d’Audiofanzine notamment. L’Electro 7 possède en effet seulement 512Mb de mémoire dédiée aux samples et 1Gb pour les pianos.

Et je peux comprendre ces critiques : quand on a un instrument à ce prix-là entre les pattes, qu’il sonne aussi bien et qu’ils proposent des sons aussi divers, on a envie de le blinder de nombreux sons.

Dans les faits, une fois évacués les chiffres, cette petite mémoire ne m’a pas vraiment gêné. D’autant qu’avec le Nord Sound Manager, on peut transférer très facilement les packs de son selon les besoins. Et rien ne t’oblige à garder les sons que tu n’aimes pas. Je ne suis par exemple pas fan des sons d’E-Piano typés DX7 inclus dans la banque d’usine. Une fois enlevés, ces samples ont libéré beaucoup de place pour d’autres instruments plus à mon goût.

Créer, c’est trier… mais on ne dirait pas non à plus de mémoire sur un futur modèle.

Plutôt se tourner vers les Electro 73 touches ou des 61 moins chers?

À ce prix une question se pose: le positionnement de L’Electro 7 61 est-il pertinent? Vaut-il mieux se tourner vers les versions 73 (toucher semi-lesté) ou 73HP (toucher lourd) ou s’orienter vers des 61 touches moins onéreux comme le CK61 ou le YC61 de Yamaha?

Il y a en effet une grosse différence de prix (et de finition soyons honnêtes) entre les deux modèles (1300€ tout de même) mais niveau fonctionnalités on reste au coude à coude avec des avantages nets de chaque coté, voire parfois on donne l’avantage au CK61 (alimentation par pile, haut-parleurs, entrée audio, mod wheels…) ou au YC61.

Après, là où le Nord Electro 7 reste intouchable, c’est sur le segment de l’ergonomie, de la qualité de fabrication et du son. On est sur du très haut de gamme, présent sur toutes les scènes mondiales, ce qui augmente considérablement le confort lorsqu’on a juste à transférer ses présets sur une unité déjà présente dans une salle, par exemple. Malgré son absence de modulations avancées, la section synthèse de l’Electro 7 écrase également toute la compétition.

In fine, les manquements du 7 61 ne mettent-ils pas en avant le besoin d’un Nord Stage 4 61 touches? Le format 73 touches est déjà un très bon compromis chez la marque suédoise, mais souvent en concert en groupe, j’utilise surtout le registre medium du clavier. Avoir donc tous les ajouts du Stage (synthèse poussée, aftertouch, pitch wheel, options de routing,…) à moins de 10kg sur le dos serait une vraie révolution.

Mais il s’agit là d’un avis purement subjectif, n’hésite pas à nous donner le tien en commentaires! L’Electro 7 61 reste un fabuleux instrument qui tire son épingle du jeu mais sur son créneau, la compétition est acharnée… surtout lorsque l’on commence à prendre en compte le rapport qualité-prix de certains concurrents.

Un instrument bien fini, qui sonne et avec une belle section synthèse… mais qui comporte quelques manquements durs à comprendre à ce prix-là.

Ce clavier haut de gamme à énormément à offrir en matière de sound design, de qualité sonore et de fiabilité. C’est du Nord et quand on achète un produit de la marque suédoise, on peut être assuré·e que la finition sera parfaite, que l’ergonomie permettra de faire des présets complexes en très peu de temps et qu’il sera présent sur toutes les scènes du monde, le tout sans perdre trop de valeur au fil des années.

J’ai été vraiment agréablement surpris par la section synthé de l’Electro 7, qui représente un gros pas en avant par rapport à l’Electro 6D. La partie sample, héritée de la génération 6, ainsi que la partie analogique, sont un vrai succès… mais la vraie star du show est la partie FM. Non content d’extrêmement bien sonner, le moteur FM de Nord réalise l’exploit de présenter un type de synthèse complexe de manière très claire. Il manque juste un peu de modulations pour faire un sans faute sur ce volet.

En cela, le 7 61 ne déroge pas à la règle et respecte tous ces critères d’excellence de Nord. Néanmoins, au tarif de 2199€, quelques manquements semblent incompréhensibles et font sévèrement grincer des dents: pas d’aftertouch, pas de LFO, pas d’USB-C, pas d’ajustement des points de split, pas de song mode, pas d’assignation globale des FXs et surtout le carton rouge… pas de modulation wheel et pas de pitch wheel.

Malgré ces griefs, l’Electro 7D 61 reste un fabuleux instrument de scène professionnel qui encaissera les tournées pendant des années sans broncher. C’est juste qu’il a dorénavant à évoluer face à une concurrence acérée tant au niveau du prix, que des features et du son.

PS: un grand merci à notre partenaire Algam pour le prêt de cette unité de test!

electro 7 61 nord

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