deMix Jagger
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Aujourd’hui, l’équipe de gearnews.fr a le plaisir de passer au crible un duo de plug-ins développés par le talentueux Remi Blaze : les générateurs d’harmoniques / saturateurs Torchit et Torchit Raw. Alors, accroche ta ceinture, c’est parti pour le test !

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Test des plug-ins Remi Blaze Torchit et Torchit Raw / Vignette

Introduction

En matière de saturation, la concurrence est plutôt rude sur le marché des plug-ins audio, au point qu’il est souvent difficile de faire un choix entre certains modèles hors de prix ou une poignée de freewares, qui ne possèdent malheureusement pas toujours les qualités requises pour faire passer ton mix au niveau supérieur. Et pour cause, entre les émulations de matériel vintage vendues à prix d’or par les poids lourds du secteur (UAD, Softube, Brainworx, Fuse Audio Labs, etc.) et plusieurs centaines de plug-ins gratuits qui offrent des résultats remplis d’artefacts audio et d’aliasing, il est très facile de s’y perdre et de passer des semaines à chercher la perle rare, sans forcément parvenir à la trouver. 

Or, certain·es développeur·euses indépendant·es confidentiel·les travaillent d’arrache-pied pour proposer des logiciels de plus en plus performants, sans pour autant atteindre la notoriété qu’ils mériteraient d’avoir. Mais, comme tu le sais, chez gearnews.fr, nous avons à cœur de mettre en lumière les meilleurs outils disponibles pour tes productions, et ce, d’où qu’ils viennent : qu’ils soient développés en fanfare par des entreprises célèbres qui ont pignon sur rue, ou plus discrètement par des codeur·euses indépendant·es qui travaillent seul·es dans leur chambre, simplement guidé·es par la passion du travail bien fait et le goût du partage au sein de la communauté des musicien·nes.

Un mot sur Remi Blaze

Test des plug-ins Remi Blaze Torchit et Torchit Raw / Bio
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Remi Blaze est avant tout un artiste, producteur de musique électronique et DJ dont le succès n’est plus à prouver. Au cours de sa carrière, il a signé plus de cent-soixante-dix morceaux et sorti des disques sur plusieurs labels prestigieux, tels que Toolroom Trax, Beachside Records ou bien encore Liftoff Recordings. D’ailleurs, à l’heure où nous écrivons ces lignes, il continue d’officier au quotidien pour faire vivre son projet musical, à la fois en studio et sur les scènes du monde entier.

Mais, l’autre talent majeur du bonhomme réside dans sa passion du développement informatique et dans son activité de création de plug-ins, spécifiquement destinés aux producteur·ices de musique électronique. Ces dernier·ères, comme nous tous·tes, sont en quête d’outils uniques et originaux, caractérisés par une qualité sonore de haut vol et une grande facilité d’utilisation. Ainsi, aujourd’hui, nous te proposons de tester ensemble deux plug-ins gratuits issus de l’incroyable catalogue de Remi Blaze : les biens nommés Torchit et Torchit Raw. En avant !

Torchit : l’étalon mètre

Test des plug-ins Remi Blaze Torchit et Torchit Raw / Torchit GUI

Torchit est un générateur d’harmoniques / saturateur, spécialement conçu pour traiter les instruments électroniques (synthétiseurs hardwares ou virtuels, boîtes à rythmes, etc.), mais en mesure d’aller beaucoup plus loin que ça. En réalité, c’est avant tout un outil de coloration audio très flexible, à la fois capable d’ajouter une touche de chaleur subtile à n’importe quelle piste, mais aussi en mesure de générer des distorsions sans concessions ultras violentes.

Son interface utilisateur·ice est très claire et vraiment complète, construite autour d’un visualiseur multifonction qui travaille en temps réel, et, surtout, agrémentée de nombreuses options qu’on ne trouve même pas sur certains plug-ins qui coûtent pourtant plusieurs centaines d’euros. Ainsi, avant de commencer, en haut à gauche, tu devras d’abord sélectionner l’un des quatre modes à disposition, sobrement baptisés Warm, Grit, Tube et Tape. Chaque mode se caractérise par une courbe de transfert et un comportement dynamique qui lui sont propres, que tu pourras faire évoluer grâce au sélecteur Knee, qui va t’offrir la possibilité de décliner chaque option en trois courbes distinctes : Soft / Médium / Hard. Comme tu t’en doutes, ces trois courbes joueront sur l’intensité de la saturation et te permettront d’accéder à une très large palette de sonorités.

Focus sur les paramètres principaux

En ce qui concerne les commandes directes, tu retrouveras d’abord le paramètre Input (gain d’entée, présaturation, avec une plage d’accentuation / atténuation de +/-24 dB), puis le potentiomètre principal Drive qui te servira à faire varier le taux de saturation, suivi du paramètre Output (niveau de sortie). Ces deux derniers réglages pourront communiquer ensemble et s’équilibrer grâce à une fonction de compensation automatique de niveau commutable baptisée AG (Auto-Gain), afin de faire varier la couleur harmonique du signal traité sans modifier son niveau au sein d’une session de mix. Pratique !

À cela s’ajoute le sélecteur Tone (à droite du sélecteur Knee), qui te permettra de choisir le type d’égalisation / filtrage appliqué après l’étage de saturation et actionné par le potentiomètre bipolaire du même nom. Ici, tu pourras choisir entre les modes BAL (un filtre à bascule, ou Tilt dans la langue de Shakespeare), GLW (un égaliseur en plateau, capable de travailler sur les registres grave et aigu), et enfin FX (un filtre coupe-haut conçu pour effectuer des « sweeps » plus ou moins radicaux, à la manière d’un filtre de synthétiseur classique). Le seul bémol que nous retiendrons ici, c’est l’impossibilité de faire basculer l’étage d’égalisation en amont de l’étage de saturation. Mais c’est un petit détail qui pourra sans doute être amélioré lors d’une future mise à jour. En bonus, tu pourras même déterminer la plage de fréquences sur laquelle la saturation s’appliquera, grâce au commutateur Split, accompagné d’un curseur linéaire éponyme situé tout en bas de l’interface utilisateur·ice. Il s’agit tout simplement d’un filtre crossover qui te permettra de cibler avec une précision chirurgicale la portion du signal que tu voudras faire saturer, tout en laissant l’autre portion intacte. 

Ensuite, tu pourras profiter d’un filtre coupe-bas statique à pente variable, baptisé Anti-Mud, situé juste au-dessus du curseur Split, et conçu pour nettoyer le bas du spectre. Il offre trois pentes différentes, appelées Smooth (deux pôles ou 12 dB/oct), Standard (quatre pôles ou 24 dB/oct), et Hard (huit pôles ou 48 dB/oct), et possède une plage de balayage très confortable qui s’étend de 20 Hz à 500 Hz. Naturellement, tu auras aussi accès au paramètre Mix pour mélanger les signaux traité et non traité, mais également à plusieurs options de suréchantillonnage grâce au sélecteur situé tout en haut à droite de l’interface : Draft (suréchantillonnage x4) et HQ (suréchantillonnage x8).

Les modes de saturation : Warm, Grit, Tube et Tape

Test des plug-ins Remi Blaze Torchit et Torchit Raw / Torchit + Pro Tools

En ce qui concerne les quatre modes de saturation principaux, Warm propose une courbe de transfert de type tanh, c’est à dire une fonction tangente hyperbolique qui délivre une saturation progressive très agréable à l’oreille, capable de se muer d’une saturation très légère, à peine audible, en de multiples couleurs d’overdrive plus appuyées, pour terminer par un écrêtage sauvage qui ne laissera rien passer. Le mode Grit, quant à lui, incarne la signature sonore de la série Torchit. Il s’agit d’une courbe de transfert asymétrique qui offre une palette de sonorités très vaste et de nombreux avantages. Tu pourras t’en servir pour générer des harmoniques impaires et colorer légèrement le signal en lui apportant une touche de chaleur, certes, mais aussi pour atténuer les transitoires ou créer des distorsions beaucoup plus sévères qui te rappelleront le grain de certains périphériques de studio vintage.

Le mode Tube, comme son nom l’indique, reproduit le comportement d’une lampe montée en triode qui offre une réponse inimitable, caractérisée par un son doux et rond, très agréable à l’oreille, et, surtout, très utile pour donner de l’épaisseur à une piste (une voix, une ligne de basse, des pads de synthétiseurs, tout y passe). Enfin, le mode Tape reprend les caractéristiques audio d’un magnétophone analogique à bande magnétique et produit une saturation douce, accompagnée d’un subtil effet de compression instantané (qui agit sans constantes temporelles, contrairement à un compresseur classique), que tu pourras aussi choisir de pousser dans ses derniers retranchements afin d’obtenir des sonorités lo-fi de toute beauté.

À l’usage, force est de constater que chaque algorithme trouvera sa place, à chaque étape de ton travail en studio, du sound design au mastering en passant par le mix. Sans oublier le fait que Remi Blaze a choisi d’ajouter quelques fonctions supplémentaires, qui pourront s’avérer très utiles.

Fonctions additionnelles et compatibilité MPE

Ainsi, grâce au commutateur Delta, tu pourras isoler et écouter uniquement les harmoniques ajoutées par le plug-in, afin d’affiner tes réglages sans être obligé·e d’écouter le signal entrant. De plus, pour renforcer encore un peu plus le potentiel créatif de la bête, tu pourras t’amuser à cliquer sur le commutateur RND (Randomize), qui te proposera une infinité de réglages aléatoires répartis sur l’ensemble des fonctions du plug-in. C’est un outil formidable pour lutter contre le syndrome de la page blanche et pour débloquer une session de production qui patine, mais aussi tout simplement pour trouver plein de nouvelles idées et de nouvelles sonorités auxquelles tu n’aurais pas forcément pensé. Enfin, en arrière-plan, le plug-in intègre également un Soft Clipper (processeur d’écrêtage doux) avec un seuil limite fixé à 0 dBFS, qui agit comme un limiteur de sécurité conçu pour préserver tes enceintes en cas de réglages un peu trop extrêmes. 

Cerise sur le gâteau, la bête est disponible aux formats Standalone / VST3 / AU / CLAP / AAX pour les plateformes macOS et Windows, ce qui en fait un outil polyvalent que tu pourras déployer à ta guise au sein de la DAW de ton choix, peu importe que tu travailles sur Fruity Loops, Live, Cubase ou même Pro Tools. Pour terminer, n’oublions pas que le format CLAP propose un support natif du protocole MPE (Midi Polyphonic Expression), qui te permettra de débloquer d’innombrables possibilités de jeu si tu as la chance de posséder un contrôleur compatible.

Torchit Raw : le cadet très prometteur 

Test des plug-ins Remi Blaze Torchit et Torchit Raw / Torchit Raw GUI

Comme son nom l’indique, Torchit Raw est une version brute « One Knob » qui reprend le moteur audio de son grand frère, mais se focalise uniquement sur l’algorithme Grit. À l’usage, on comprend très vite que le développeur a voulu proposer une version encore plus facile d’accès, qui propose de nombreuses nuances de saturation tout au long de la course du potentiomètre principal, et, surtout, qu’il est absolument impossible de faire mal sonner. De plus, en arrière-plan, la bête intègre l’algorithme de suréchantillonnage HQ (x8) de manière automatique, ce qui permettra aux usager·ères de travailler l’esprit tranquille, sans qu’aucun risque d’aliasing ne vienne casser l’ambiance.

Ici, Remi Blaze a aussi eu la bonne idée d’intégrer la fameuse fonction de compensation automatique de niveau (Auto-Gain), qui te permettra de complètement transformer le signal traité sans avoir besoin de modifier la balance de ton mix. Mais ce n’est pas tout, lorsque l’on tourne le bouton, le filtre coupe-bas Anti-Mud s’active tout seul, pour conserver l’intelligibilité des fréquences graves, sans jamais réduire leur impact, leur assise et leur puissance. Pour résumer, ce filtre nettoie le bas du spectre et créer une sensation de punch absolument indispensable aux différents styles de musique électronique, notamment sur les éléments percussifs et les lignes de basse. Pour résumer, ce plug-in est un outil fantastique qui te permettra d’aller encore plus vite dans tes prises de décision et d’avancer sur tes projets de la meilleure des manières. Enfin, à l’instar de son aîné, Torchit Raw est également disponible aux formats Standalone / VST3 / AU / CLAP / AAX pour les plateformes macOS et Windows.

Conclusion

Comme à son habitude, Remi Blaze prouve une nouvelle fois que la qualité de ses algorithmes n’a absolument rien à envier à certains poids lourds du secteur. La richesse des sonorités obtenues, la facilité d’utilisation, et la gratuité des modèles Torchit et Torchit Raw en font des outils absolument incontournables si tu souhaites à ajouter une touche de couleur harmonique à tes pistes audio. 

Alors, fonce sur le site du développeur pour étoffer ton arsenal de plug-ins et n’hésite pas un seul instant à découvrir son merveilleux catalogue. Enfin, comme toujours, prends le temps de partager ton point de vue, ton expérience et tes questions avec la communauté gearnews.fr dans les commentaires. C’est en échangeant ensemble que nous continuerons toutes et tous à progresser dans l’univers passionnant de la MAO.

La suite au prochain épisode !

Les +

  • Vaste palette de saturations
  • Rendu sonore impeccable
  • Facilité d’utilisation

Les –

  • RAS
  • …
  • …

Notre note : 10 / 10

–> Découvrir le catalogue Remi Blaze

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