Protège ton catalogue de l’IA avec l’ADAMI
Un rapport à lire de toute urgence pour simplement te prémunir face aux IA!
Allez, aujourd’hui… encore de l’optimisme! Dans un monde de plus en plus incertain niveau géopolitique, écologie, économie ou création musicale, il nous faut de bonnes nouvelles pour continuer à kiffer la vie et la misoqie. Et si je te disais que face à la montée de l’IA, l’ADAMI, un organisme français de répartition des droits d’auteur, s’est positionné pour t’aider à protéger ton catalogue musical? C’est quand même une énorme news, non?
Table des matières
L’ADA-quoi? En gros, ton ami·e!
Désolé, je vais commencer en étant un peu taquin! En France, on adore deux choses:
- D’un côté, avoir plein d’organisations avec un but social extrêmement noble mais un fonctionnement administratif incompréhensible par le commun des mortels
- De l’autre, ne pas communiquer sur ces organisations, ce qui fait que leur bénéfices sont inconnus du plus grand nombre et reviennent aux mêmes professionnel·les de la subvention, en circuit fermé
En général, quand je parle de l’ADAMI, la plupart des musicien·nes dans mon entourage, quels que soient leur style de prédilection et leur niveau de professionnalisation, se contentent de hausser les épaules en me disant « c’est quoi, ça? ». Pour être honnête, j’ai dû pour ma part découvrir l’ADAMI il y a deux mois, alors que je traîne mes guêtres dans l’industrie depuis 10 ans.
Et bien, c’est extrêmement dommage, car l’ADAMI a vraiment pour vocation de t’aider à mieux comprendre et défendre tes droits d’auteur·rice. Tu as donc tout intérêt à bosser avec elle. Ce que j’ai également apprécié sur le site de l’ADAMI, c’est la clarté des formats et des explications. Peu de jargon administratif, des infographies et des bénéfices concrets expliqués. Franchement, me sentant souvent débordé face à l’austérité, la complexité et les interfaces surannées des organismes d’aide aux musiciens, le site de l’ADAMI fait un bien fou!
Balade-toi dessus, c’est gratuit et tu apprendras énormément de choses sur les droits et royautés auxquels tu peux prétendre en tant que musicien·ne auteur·rice.

Le B.A. BA de l’IA: un rapport à lire d’urgence par tou·tes les musicien·nes!
Désolé, j’ai souligné en gras dans le titre. C’est passif-agressif, mais ça accroche l’oeil! Même si j’ai profité de cet article pour glisser une présentation générale de l’ADAMI, ce que tu dois retenir ici, c’est ce rapport: Le B.A. BA de l’IA: guide de protection des intérêts des artistes-interprètes face à l’IA. Paru en mars 2025 et très, très discrètement relayé par quelques medias spécialisés, il me paraît pourtant absolument essentiel pour trois raisons:
- Il récapitule les impacts de l’IA sur nos carrières avec des exemples concrets et des témoignages de personnes affectées dans leurs projets.
- Il t’explique comment te protéger et qui contacter si tu constates qu’une IA a violé la propriété intellectuelle de tes oeuvres.
- Et surtout, il prend position en prononçant un opt-out (un refus) par défaut de l’utilisation du catalogue musical de ses adhérents par les IA. C’est révolutionnaire! Même la SACEM ne propose pas encore cela. Évidemment, ce n’est pas un coup de baguette magique qui empêchera OpenAI de crawler ton catalogue, mais le positionnement est fort, inédit et te permet, si cela arrive, de prendre des actions en justice par la suite grâce au réseau de professionnel·les juridiques de l’ADAMI.

Seulement 21 pages (très courtes et très aérées), mais beaucoup de choses à retenir de ce rapport. Je t’invite sérieusement à le lire, tu ne le regretteras pas! N’hésite pas aussi à le partager à tes ami·es ou tout simplement à parler de l’ADAMI autour de toi. Plus on est au courant de nos droits et bien entouré·es, plus l’industrie musicale deviendra saine et équitable.
Une inscription simple, utile et à seulement 15€
Au passage, je précise que cet article n’est pas sponsorisé. J’écris de mon plein gré et sans être menacé de violences sévères par l’ADAMI: ma famille va bien et je n’ai pas (encore) reçu de balle de fusil en argent dans ma boîte aux lettres. Je reste juste persuadé que trop de musicien·nes, moi le premier, ne sont pas assez entourés et ne connaissent pas les droits auxquels ils peuvent prétendre.
Ce que je trouve de fabuleux avec l’ADAMI, c’est que leur processus d’inscription est simple et limpide (contrairement à d’autres organismes néanmoins très utiles comme la SPEDIDAM, la SPPF ou la SCCP sur lesquels je reviendrai dans d’autres articles), ne coûte que 15€ et t’amène de nombreux bénéfices directs (accès à des aides, à un conseiller pour te renseigner sur tes droits).
Ce genre d’institutions est un des derniers bastions d’une France qui jadis prenait soin de ses artistes, il faut donc tenter de les préserver en y adhérant et en les faisant connaître… c’est dans notre intérêt à tou·tes! L’union fait la force, paraît-il.
Tu peux en apprendre plus l’ADAMI, ses missions et y adhérer en 2 clics ici.
