5 des meilleurs synthés des années 2000
Le son des y2k!
Rédécouvre le son des années 2000 avec ces cinq meilleurs synthés de la décennie, entre instruments matériels et logiciels incontournables signés Korg, Access, Native Instruments, et d’autres.
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Désolé, mais les années 2000, c’était il y a plus de 20 ans. Si ça ne te donne pas encore un petit coup de vieux, voilà une autre raison de t’asseoir avant que ton dos te fasse mal : les synthés sortis à cette époque sont maintenant considérés comme vintage.
Aujourd’hui, on fait un retour dans l’état d’esprit y2k avec cinq des meilleurs synthés des années 2000, aussi bien en hardware qu’en software. C’est aussi à ce moment que beaucoup ont commencé à revendre leurs machines pour tout faire via l’ordi.
Le Korg Triton
Les années 2000, c’était une période un peu étrange pour les synthés. Les grosses révolutions de la synthèse numérique avaient déjà eu lieu dans les années 90, principalement les samples et le virtual analog, mais elles ont vraiment explosé au début des années 2000. Le Korg Triton en est un parfait exemple. Sorti en 1999, il a tellement cartonné que lui et toutes ses déclinaisons ont littéralement envahi la pop et le hip hop pendant presque dix ans. Donc quand on parle du Triton, on parle en réalité de toute la famille.

Le Triton embarquait la synthèse HI de Korg, pour Hyper Integrated. Dit plus simplement, on parle de synthèse par échantillons. On y trouvait des multi samples, deux filtres numériques, une bonne dose d’effets, et surtout la possibilité de sampler, un vrai kiff pour les producteurs hip hop de l’époque. Et pour celles et ceux qui avaient les moyens d’ajouter la carte MOSS, c’était le bonus avec du physical modeling et du virtual analog dérivés du Z1.
Si tu recherches vraiment ce son typique des années 2000, Korg propose aujourd’hui le Triton et le Triton Extreme en version plugin. C’est parfait pour la drum and bass ambiante et tous les styles électroniques bien planants.
- Page produit Korg Triton/Triton Extreme
Le Korg microKORG
S’il y a bien un synthé des années 2000 dont l’impact a duré le plus longtemps, c’est le Korg microKORG. Sorti pour la première fois en 2002, il est toujours produit 24 ans plus tard. Entre-temps, il a connu une quantité impressionnante d’éditions limitées, mais aussi plusieurs “suites” avec le microKORG XL, le microKORG XL+ et plus récemment le microKORG 2. Assez fou quand on sait que le microKORG original n’est en réalité qu’une version réduite du MS2000, lui même basé sur le moteur du Z1.

Si tu ne connais pas, le microKORG est un mini-synthé VA+ avec quatre voix de polyphonie, deux oscillateurs multifonctions avec des formes d’ondes VA, des ondes DWGS du DW-8000, une onde VOX et du bruit, ainsi qu’un filtre et des effets. Il est remarquablement bon pour les sons de style analogique et a su séduire les groupes indés qui ont besoin de sons de synthé sur scène. LCD Soundsystem a fameusement utilisé plusieurs microKORG pour recréer en direct ses synthés vintage coûteux.
Le microKORG est toujours une affaire remarquable et tout aussi excellent que lorsqu’il est sorti pour la première fois. Si tu veux le son mais que tu n’as pas besoin du matériel, Korg fabrique aussi une version VST.
- Page produit du microKorg de Korg
L’Access Virus T1
Difficile de surestimer l’importance de la série Access Virus dans la musique électronique des années 1990 et 2000. Un peu comme Serum aujourd’hui, c’était LE synthé à avoir, et quasiment tous ceux qui produisaient de la musique électronique bien musclée en avaient au moins un dans leur arsenal. Ces synthés analogiques virtuels étaient à la fois propres et ultra puissants, avec un son tranchant et précis qui a clairement façonné les gros disques underground de l’époque.

Lancée en 1997 avec le Virus A et poussée jusqu’à la gamme TI2 en 2009, qui n’a d’ailleurs été arrêtée qu’en 2024, la série Virus était tout simplement intouchable. Mais puisqu’on parle ici des années 2000, concentrons nous sur la série TI, arrivée en 2005. TI pour Total Integration. Ces machines, qu’il s’agisse des versions Keyboard, Polar ou Snow, embarquaient deux puces DSP Motorola pour gagner en puissance, avec à la clé l’arrivée des oscillateurs Hypersaw et wavetable en plus du virtual analog classique.
Aujourd’hui, Access ne fabrique malheureusement plus de synthés et s’est réorienté vers Kemper et la modélisation d’amplis. Cela dit, si tu as absolument besoin de ce son emblématique des meilleurs synthés des années 2000 dans tes prods, jette un œil du côté de The Usual Suspects.
- Page produit Access Virus T1
Native Instruments Massive
On disait plus haut que les années 2000 ont surtout prolongé les grandes avancées de la synthèse numérique amorcées dans les années 90. C’est vrai, mais la façon d’accéder à ces synthés a complètement changé pendant cette décennie. Je parle évidemment des soft synths. Les VSTi sont apparus en 1999, et les DAW ont vraiment trouvé leur vitesse de croisière au milieu des années 2000. Et c’est là qu’entre en scène Massive de Native Instruments, un énorme succès, et clairement une référence de la musique électronique du milieu des années 2000.

Aujourd’hui, tout le monde jure par Serum, mais Massive a clairement préparé le terrain pour que le synthé de Steve Duda puisse briller. Il a remis les wavetables au goût du jour et a introduit des idées devenues évidentes depuis, comme l’interface sur une seule page ou l’assignation de modulations par simple glisser déposer. Sorti en 2006, Massive est arrivé en même temps que d’autres classiques de Native Instruments comme FM8 ou Reaktor, et il est rapidement devenu une des raisons principales pour lesquelles on avait envie de tout faire « in the box ». Il a aussi largement contribué à faire exploser le dubstep, en crachant des wubs à la chaîne.
Vingt ans plus tard, Massive sonne toujours aussi bien. Et si tu veux quelque chose d’un peu plus moderne, Massive X est là pour prendre le relais.
- Page produit de Native Instruments Massive
Spectrasonics Omnisphere
Si Massive a défini le son des musiques bass dans les années 2000, Omnisphere de Spectrasonics a, lui, rendu la synthèse cinématographique. L’un des premiers de ce que j’aime appeler les “super synthés”, Omnisphere sait tout faire ou presque, en combinant samples, virtual analog et bien d’autres approches au fil de son évolution. Aujourd’hui en version 3, il reste un instrument de référence pour les compositeurs de films et de jeux vidéo, et pour tous ceux qui cherchent des sons larges, immersifs, presque grand écran.

Développé par Eric Persing (le célèbre Roland D-50 Pizzagogo) et intégrant le jeu de sons de son synthétiseur logiciel révolutionnaire Atmosphere, Omnisphere était livré avec 50 Go d’échantillons répartis sur six DVD – oui, on avait l’habitude d’installer les plugins manuellement… Il disposait également d’un navigateur de patchs auquel nous sommes tous habitués aujourd’hui mais qui, à l’époque, était assez révolutionnaire. Il était déjà plutôt cher au lancement. Certaines choses ne changent jamais.
- Page produit Spectrasonics Omnisphere
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